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Site traitant de spiritualité librement.

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Opinions et textes sur certains aspects de la spiritualité. Comme toute oeuvre de l'esprit, ce blog est un avis qui n'engage que celui qui le publie.


Contact avec le médium

Publié par spiritisme sur 28 Mai 2007, 08:29am

Catégories : #Esprit

Extrait du manuscrit de l'Esprit "O":

Un décédé entre en contact avec le médium:

"Qui suis-je ? Je vois un monde de tristesse et de la douleur, venu du passé, mais qui n’est plus aujourd’hui. J’attends. Je ne sais ce que j’attends, mais j’attends. Mon départ est une attente et mon arrivée l’était déjà.

Je vois les mondes que je ferai vivre en mon âme et ceux qui me seront interdits. Je suis un humain, un être hybride. De la substance ésotérique et de la substance physique.

Un mélange difficile à concilier, comme la sauce d’un mets qui, pour se réaliser sans se perdre, a besoin de l’énergie du mouvement.

J’ai perdu mon père quand je me suis rendu compte qu’il était haineux et jaloux, égoïste et petit. Mon père était petit alors que malgré tous ses défauts, je lui voyais encore une certaine grandeur. Mon père n’était pas cette enveloppe de chair, mon père était ailleurs. Je prends conscience que l’esprit et l’enveloppe pensante, s’ils fonctionnent ensemble, ne sont pas issus du même monde.

C’est impossible. Sinon les enfants ressembleraient à leurs parents, or c’est si peu le cas, mise à par pour l’enveloppe corporelle. Nous sommes des habitants de passage, empruntant des enveloppes, non au hasard, mais suivant des lois et une finalité qui nous échappent.
Ma mère était au monde ce qui me fait encore aujourd’hui le plus chaud au cœur. Je ne sais pourquoi, je n’arrive pas à penser du mal d’elle. Je pourrai mais je ne le veux pas.
Mais pourquoi vouloir dire du mal de ses parents, pourquoi vouloir leur reprocher quelque chose ? Et si c’était pour ne pas me regarder en face, me voir comme j’étais, et le chemin parcouru ? Et si au lieu de toujours reporter la faute sur autrui dont nous ne dépendons finalement que très peu, nous faisions acte de sincérité totale. Ce malaise en nous ne vient pas de notre environnement, mais de notre différence.
Il existe un peuple différent, assoiffé de lumière, en quête d’absolu et qui se veut libre en toute chose. Ce peuple est dans la souffrance.
Je descends dans les années et je cherche le chemin de ma vie. Je suis désolé de devoir faire ainsi ce périple en terre étrangère pour vous, mais je suis obligé de vous offrir un exemple de l’ouverture aux mondes, vous montrer comment j’ai cherché. Je suis ce qu’il est et sait être. Je suis une infime goutte d’eau qui désaltère les mondes arides, je suis l’esprit, et je vis.

 

Il y a des moments de solitude, de telle solitude, que rien ne peut les calmer.

 

Ces heures où l’on est pas de ce monde ou, disons-le avec franchise: plus d’ici. Je sens que je suis aussi d’ailleurs. Quand la lumière visible en cette terre s’éteint, dans la pénombre, la lumière divine apparaît; ce n’est pas la même. Elle est celle qui me fait quitter mon enveloppe pour suivre une autre route avec plaisir. Je suis le chemin. Je continue et ressors de l’autre coté. Un village, comme dans un rêve, un village et des gens heureux. Je suis connu mais je suis un peu étranger quand même. Je suis dans ce village et prends un peu de hauteur tout à coup. Je me détache du village, prends d’avantage encore de hauteur et me trouve dans un brouillard qui me fait froid en ce dos que je n’ai plus. Il y a un monde encore ici. Je pourrai m’y arrêter mais mon désir est de continuer encore plus haut. Je ne suis pas en reste de joie et de bonne humeur à mesure que je monte. Je me sens bien et léger. Je ne ressens plus ce poids qui faisait mon existence humaine.
Plus haut est un monde de lumière et de chaleur. Le ciel s’éclaircit au point que je ne vois plus que ce qui m’environne de près; il ne peut plus être question de se repérer dans l’espace : tout est lumière et brouillard. Un ensemble de faits et de méfaits me reviennent en mémoire, qui je fus et d’où je viens, je sais ce que je suis. Il est évident que je suis éternel et que je peux parvenir à la résurrection sans me demander si la chose est possible ou pas ; elle est naturelle. Par contre je vois mes démons aussi présents que particulièrement effrayants. Ils sont mes peurs et mes lâchetés, mais erreurs et mes forces gâchées. Mais je ne reste pas et vois une photo où se trouvent mon père et ma mère amoureux. Je sais que je ne peux juger, que je me trompe, je le sens. Il n’est pas de juste en l’homme mais une tentative de rapprochement en Dieu. Le but est la fortification de l’âme. Le destin de l’âme est la création des mondes et l’énergie créatrice de la république universelle en Dieu.
Il est certain que si l’on me disait cela, je dirai que je souhaite une preuve, une évidence. Je suis toujours méfiant, comme avec les autres et avec moi-même parfois.

 

Le plus dur fut de comprendre que je ne serai jamais rien dans ce monde. Que le but était de faire le mieux possible et de participer à la force. Mais pourquoi faire ? Pourquoi être poussé à cela et ne pas réussir à profiter de tout ce que me donne cette vie ? Quelle ironie ! La solution viendra de la formidable possibilité qu’a ton âme de se régénérer en faisant de ton travail une œuvre pour le monde. Tu dois garder l’espoir d’avoir fait de ta vie une chose utile aux autres.

 

Je repars après une pose dont je ne peux chiffrer la durée. J’ai visité la grande bibliothèque, mais je n’ai pas consulté les livres de la vie. Tout y était mais je ne suis pas venu pour cela je le sent. En me recomposant en une unité, je vois la finitude des mondes et surtout je comprends que tout ce qui se vit finalement avait un sens que souvent je ne le voyais pas, par désespoir de tant d’égoïsme autour de moi. Le monde m’engloutie parfois dans un océan de tristesse, et comme beaucoup, je ne m’y reconnais pas. Je monte encore plus haut et je cherche les indices de la compréhension entière qui ne m’est malheureusement pas permise en ce monde sans le quitter vraiment, ce qui n’est pas le cas en cet instant de voyage temporaire. Je vois des mondes tous reliés les uns aux autres et je vois des vies de formes différentes, des cités et des monuments à la gloire des formes et non de l’un. Je prends conscience qu’ailleurs tout n’est pas parfait non plus, que le combat est loin d’être terminé, et qu’il est parfaitement orchestré, non dans le sens d’une guerre, mais dans le sens de l’élévation des âmes. Injustices et horreurs, détails sanglants d’une histoire qui s’achève ;  toutes ces images que je ne peux accepter comme œuvre de Dieu, le sont pourtant.

 

Mais pourquoi ce monde me paraît-il si étranger là où je suis ; là où finalement, je suis toujours. Je ne suis pas de ce monde ni d’aucun. Je suis le fils qui cherche toujours et encore le père, mais pour une fois, en cet instant et sans preuve, je sais que celui-ci ne me décevra pas. Je vois toute cette vie passée et toutes mes erreurs aussi. Si je veux comprendre, je dois voir tout et expliquer ce qui est, et non ce que je veux faire de ma propre image. Il est donc urgent d’entrer dans la forme et de la changer pour la substituer à celle qui était la mienne avant le voyage. Je dois faire toujours un pas vers la sincérité totale, chercher mon véritable espoir dans une vérité perceptible, pour peu que mes yeux soient ouverts.

 

 

Qui je suis, je ne le sais pas, qui je serai non plus, qui j’ai été ne m’intéresse pas car c’est un état relativement lointain, qu’est-ce que je cherche ? L’impossible. Mais une chose me suit partout: je ne suis pas exactement ce que j’imaginais ou percevais dans mes certitudes passées. Je prends progressivement conscience de ma différence et surtout que mon action fait qu’il se trouve d’autres gens qui me ressemblent et qui viennent vers moi pour finalement, se rendre compte comme je suis fait, que nous avons toujours été faits pour vivre et travailler ensemble. Le lien se crée et plus aucun d’entre nous n’a envie de le rompre. Une part d’eux vient en moi et j’ai vu de mes yeux, ma présence en eux, au point si lointain que je ne le pensais pas possible.

 

Mais pourquoi eux aussi sont-ils si différents des autres hommes. Pourquoi Dieu veut-il que se forme la chaîne ? Pourquoi me ressentent-ils en eux et pourquoi arrivons‑nous à nous aimer autant ? Pourquoi eux, comme moi, ont-ils le sentiment de ne pas être en accord avec ce qui les entoure et pourquoi enfin, sommes-nous si semblables dans la douleur et le doute ? Car en fait nous sommes en quête d’un univers bien différent du nôtre, mais nous sommes tous très présent dans celui-ci, très actifs et surtout très forts, pour ne pas apprendre des autres quelques sornettes, dont l’idée même nous fait sourire.
Je prends conscience d’un monde peuplé d’êtres différents et isolés, souffrant de leur différence et de la solitude qu’elle engendre. Or, ils sont persuadés d’être seuls ainsi, voire malades. Pourtant les symptômes sont souvent les mêmes : soif d’absolu, tristesse, douleur et cri intérieur, révolte et envie de connaître l’amour dans un monde fermé au changement ; un monde organisé de manière dogmatique et privé de liberté.

 

Libre est celui qui monte vers l’esprit car malgré les difficultés, il ouvrira son cœur et jamais plus ne le fermera.

 

Alors que mes constatations et mon voyage se terminent momentanément, revenant en moi, je sens la présence de l’Esprit autour de moi. Il vient en ce moment même pour me dire qu’il est là et voit ma tentative désespérée d’orienter son écrit vers une union des hommes et des femmes de ce monde. Il sent ce que je cherche et je pense que la sincérité fait qu’il dicte en même temps que moi tout ce qui se dit. Il est présent et me comprend, mais ne dit pas qu’il veut ou non ce que je ressens. Il ne parle pas, ne se prononce pas, j’attends et je sens que la réponse n’est pas pour ce soir…

 

Je laisse le temps lui demander une réponse, car il me donne le temps de poser les jalons de la vie dont je dois absolument respecter les règles, et écrire ce que je reçois sans jamais tricher en quoi que ce soit.

 

Tu es là, en nous et toujours. Que l’on comprenne ou pas tes intentions, tu es là Seigneur, et sans en comprendre le plan, je sens ta présence de plus en plus forte en moi et je vois des manifestations autour de moi qui montrent que tu poses les premiers maillons d’une nouvelle chaîne. J’attendrai que tu m’envoies tes serviteurs et que tu me demandes ou pas de continuer ce travail. Je me repose sur ta clémence pour accorder ta confiance et ta bonté envers ce peuple différent, qui souffre même en ayant tout, de ne pouvoir te voir ni te sentir, et qui, tu le sais, t’aime à sa manière : celle que tu as choisi de lui donner. La douleur nous l’acceptons, mais tu nous fais constructeurs, et nous attendons en ouvriers, la suite des travaux à effectuer afin que se réalise la paix en notre esprit et ton plan, dont nous ne savons rien. Car il n’est de paix en nous souvent qu’en l’action de création et dans l’union avec nos semblables. Et toi qui vois tout, tu sais la douleur de certains. Aide-nous."

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