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Site traitant de spiritualité librement.

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Opinions et textes sur certains aspects de la spiritualité. Comme toute oeuvre de l'esprit, ce blog est un avis qui n'engage que celui qui le publie.


La solitude

Publié le 23 Mars 2007, 01:32am

Catégories : #Esprit

Question à l'Esprit:  La solitude est l'un des grands fléaux de notre époque. Ce sentiment de solitude semble croître, et ce, même si les personnes sont mariées ou en groupe. En fait cette solitude dépasse le cap de la solitude affective, pour se traduire par un manque indescriptible qui nous fait nous sentir seul. Certainement la société actuelle y est pour quelque chose. Y'a t-il une explication à ce phénomène ?   

- " L’esprit en vous est seul. Tant qu’il n’a pas transcendé sa nature humaine, tant qu’il n’est guidé par une main invisible et un frère visible initié qui le porte vers la vraie fraternité, il reste seul, enfermé dans une enveloppe qui a une fonction créatrice, mais qui l’empêche de s’unir à l’unité du tout véritable jusqu’à ce que l’esprit s’affranchisse de la chair. Il y a donc initiation en une communauté afin d’unir les esprits de ceux qui veulent se trouver en une nature différente ; transcender l’enveloppe c’est libérer l’esprit créateur.  Mais pour en revenir à la notion de solitude qui est la question simple: oui, comme le disent si bien nombre de vos poètes, l’homme est né seul et meurt seul ; tout le reste du temps il est accompagné mais seulement accompagné ; quand il l’est. Ceux qui ne sont plus seuls sont différents ; c’est ce que nous appelions dans une autre dictée  " le peuple différent ". Patience. Quand à la solitude de vos cités, là aussi nous avons déjà répondu à cette question dans une autre dictée il y a quelques années. L’homme est souvent un égoïste qui se trouve de nombreuses excuses pour ne pas donner et prendre sans vergogne ; nous préférons ne pas nous répéter. Seule l’initiation permet la transcendance. Nous supposons que la nature de votre question est de diffusion générale et donc notre réponse serait mal comprise par ceux qui ne sont pas encore libres.  Il faut mourir pour renaître disions nous, et acquérir sa liberté au prix fort. Alors se retrouvent ceux qui veulent s’unir. Mais voyons aussi la solitude en toute chose qui nous fait percevoir que si nous appartenons au tout, une partie de nous est un. Cette solitude ne devient alors plus un handicap, mais un outil de réflexion qui propose à notre intelligence de se définir et d’agir au sein de son groupe et de la société des hommes. Il n’est pas que de cette solitude comme difficulté, mais aussi comme point de départ d’un renouveau engendré par la prise de conscience que tout homme a besoin et doit se réaliser, et donc, se connaître. Il est alors, dans l’isolement forcé de la solitude, en train de définir ce qu’il est et ce qui va désormais conduire sa mission. Si profane soit- elle et si éloignée de Dieu qu’elle fût, elle est action. La solitude permet de définir une action future et  permet donc à l’homme de mettre à terre ses certitudes, de penser le vivant pour se recomposer dans le silence de la réflexion, et envisager désormais ce qu’il est, avec un peu plus de force. Il est donc utile parfois de se sentir seul pour mener à bien la destinée de son moi et lui permettre de prendre la parole en un siècle où les sollicitations et bruits de toutes sortes, empêchent souvent le cherchant de penser et de se prendre en main. La solitude vient parfois aussi à ceux qui se laissent porter, attendant que tout arrive sans qu‘ils ne décident jamais à prendre la responsabilité de leur  destin personnel, et de s’y tenir. Il est temps aussi pour eux de souffrir pour encore une fois de n’avoir pas été eux. Cherchez, vous trouverez, et demain, la solitude que vous connaîtrez, vous l’aurez décidée comme un moyen de prendre du recul, non comme un malheur. Tout homme est utile dans une société, et tout homme est utile à ses frères. Il ne faut donc pas attendre mais agir. Le chevalier est action et non gémissements. Lorsque tout est en ordre dans le grand appartement des moments personnels, il est alors du devoir de celui qui est en route de se tourner vers ses frères et d’agir au sein de la société des hommes. Ce que la société construit en premier chez l’individu c’est de lui apprendre à se donner une image de lui même, non pas une force véritable, mais une apparence, une forme facilement identifiable par les autres. Cette forme peut être vide et l’individu ne pas s’y sentir bien; il doit vivre avec cette image de lui-même qui est souvent la résultante de sa situation sociale, de son milieu d’origine, de ses richesses matérielles, de sa couleur, ou autres variantes simplistes et faisant office de normes. Il se voit donc immergé dans un monde qui est celui de son enveloppe, mais point celui de ses espérances d’amour et de vraie fraternité. Il voudrait pouvoir regarder l’autre et le sentir proche de lui, que les choses visibles ne le soient plus et que seuls les esprits puissent se voir et s’aimer. Il voudrait un peu de paix et de respect, il voudrait se défaire de ses défauts, il voudrait tout ce qui est impossible dans le conditionnement de nos sociétés superficielles. Mais comment y parvenir alors que tout est construit sur une apparence de réalité et non sur la réalité du cœur, et sur la prise de conscience de nos natures passagères. Parfois il se révolte, rêvant d’un nouveau monde, d’une nouvelle société, d’une révolution, pour que les enfants de demain ne connaissent pas " ça "; parfois il se dit que tout cela est impossible, que le pouvoir en place est trop puissant et, de nouveau, il se sent seul. Comme il voudrait redevenir enfant justement et avoir encore des rêves. Qu’il le redevienne, ou jamais il ne sera homme. Mais le plus souvent il retourne vers cette image de lui même que la société lui a autorisée, se dit que finalement " ce n’est pas si mal " et renonce à voir les choses changer. Ainsi débute la petite mort , ainsi est il déjà mort en marchant dans les rues, le regard perdu et les espoirs cachés dans un abyssal vide ; ainsi, le voile devient si opaque, qu’au final le cherchant de jadis ne cherchera plus et acceptera. De vivant, celui qui fut dans les éclairs de ses espoirs un homme, attend désormais le moment du départ comme une délivrance. Car pour un homme en état d’éveil, mille sont heureux de cette image d’illusion qui est la leur. La majorité ayant le « pouvoir », étant « bien nés », disons " du bon coté de la barrière ", mais n’en faisant pas usage au profit de tous, mais à leurs seuls bénéfices; cette  majorité donc, oublie de se réveiller et finalement retarde ce qui arrivera tôt ou tard : La renaissance ici et maintenant de l’homme universel. Heureux les simples d’esprits ? Nous n’en sommes pas du tout convaincus et nous refusons cette image réductrice de l’homme.  L’homme doit se lever et se réveiller de sa douloureuse situation. Il y a trop de désespoir en vos cités, trop d’égoïsme en ces cœurs satisfaits de trop peu d’amour. Tout est mensonge au profit de quelques-uns qui utilisent l’image fausse pour  tirer satisfaction du temporel. Mais reste toujours en vous le savoir de la grandeur de l’homme. Diffuse, l’image est présente et vous fait sentir ce manque de vrai, cette recherche d’amour. Le conditionnement est puissant mais ses murs se lézardent, et bientôt, viendra l’heure où le dormeur devra ouvrir cet œil invisible au centre de son front pour enfin découvrir la vraie lumière. Il sera alors temps de faire cette révolution pacifique de l’amour où tous les hommes s’aimeront. Comme toujours, c’est une grande souffrance qui permettra à l’humanité de se trouver un peu plus humaine. Il faut souvent souffrir pour se rendre compte de la beauté de certains gestes. Triste condition que celle de l’esprit incarné en une enveloppe si peu évoluée quand l’âme n’est pas au centre de la création, mais doit travailler sans cesse au renouveau de sa force éternelle.  Pour conclure, et faire simple auprès de tous : renoncez à l’égoïsme. Nous sentons déjà que nous venons de demander l’impossible à beaucoup, ce qui vous fait prendre conscience de l’importance et du parfait conditionnement de vos sociétés ; à vous d’en tirer les conclusions et d’agir en conformité avec votre conscience. Une autre solitude est de se sentir " en manque ". Il existe un effet de la conscience qui rappelle parfois à l’homme qui s’éveille le souvenir de sa maison natale si loin de celle qu’il connaît ici. Cette impression de manque donne un trouble qui fait penser à la solitude, mais n’est en fait que le regret d’un passé qui fut bien différent. De cette solitude nous laisserons des pistes afin que nos frères ne souffrent plus d’une situation qui ne devrait point les rendre tristes. Le temps d’ici est bien plus court que vous ne l’imaginez dans le temps qui est le temps véritable. Nous reparlerons de cela bientôt. "  Extrait d'Entretien avec l'Esprit de P.J.Oune

 

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