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Spirite et spiritualités

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Mais qu’est-ce donc que l’Opus Dei ? En consultant certaines revues et ouvrages de référence,  je découvre une sorte de pieuvre effrayante. Cet ordre religieux catholique fait plus penser à une secte qu’à ce vieux prêtre que je trouvais si sympathique quand j’étais petit.

Ainsi, l’Opus Dei est accusé de détenir les postes clefs au Vatican, d’avoir contribué à l’élection de Jean-Paul II et de dicter au pape actuel sa doctrine autoritaire ( comme cette histoire de messe en latin qui vient de nous tomber dessus) ; celui-ci étant membre de la congrégation depuis toujours.

On prête à l’Opus Dei toutes les caractéristiques d’une « sainte mafia » conservatrice, à l’origine des plus noirs complots. La force de l’Opus Dei repose d’abord sur un catholicisme pur et dur et sur la discipline de ses 80 000 membres à travers 87 pays surtout très bien implantée dans les pays de langue latine.
L’identité de ses affidés les plus célèbres reste un secret à la demande de cet ordre.

Mais d’où vient cette société secrète et quel est son but ?
En fait l’Opus Dei, qui veut dire « l’œuvre de Dieu » a été créé en 1928 par le prêtre Josemaria Escriva de Balaguer dans l’esprit militant de restaurer la foi chrétienne tout en luttant contre le communisme. Il publie un livre appelé « le chemin », Camino, qui rencontre un certain succès dans l’Espagne de Franco avant qu’on en parle sérieusement à Rome.
Là commence véritablement le développement de l’Opus Dei.

La vision politique du monde par Balaguer (que JPII a fait « saint » peu de temps avant de mourir) est comparable à celle du pape Pie XII ; à savoir qu’il est tout à fait possible, dans l’ordre et le respect de la très sainte bible, de s’entendre avec Mussolini, Franco et Hitler.

L’Opus Dei proposerait que la personnalité de ses membres soit moins importante que l’institution, et travaillerait sans relâche dans l’ombre afin de recruter des élites. L’Opus Dei se positionnerait aussi dans les écoles de journalisme et la force de cette secte est sa hiérarchie et le secret qui l’entoure. Chaque membre aurait même le devoir de mentir sur son appartenance plutôt que d’être démasqué.

L’Opus Dei serait aussi un groupe de pression qui agirait sur les responsables politiques et possèderait une grande puissance financière à travers des banques dont elle détiendrait le contrôle. Sa situation se serait encore renforcée pendant le règne de Jean Paul II qui ne cacha jamais sa sympathie pour cet ordre.

L’Opus Dei aurait même gagné son autonomie au sein de l’église catholique et ne rendrait désormais plus compte à personne de ses agissements après avoir placé au sein même de la haute hiérarchie de l’institution catholique des hommes lui étant dévoués.

A partir de 1943, Escriva construira également la « Société sacerdotale de la Sainte-croix » afin de donner un cadre aux laïcs qui voudraient œuvrer dans un esprit de « sainteté ».

L’Opus Dei place sa spiritualité sous le signe de la souffrance et du croyant qui est forcement un pêcheur. Donc « la cilice » est de rigueur. Cette corde à nœuds sert à se fouetter soi-même. Le dolorisme propre à l’organisation n’est pas pratiqué par tous les membres (certains ne sont pas fous !)
Dans un de ses livres Escriva parle de la mortification comme un moyen de rejoindre Dieu. On y lit : «  Que croyais tu ? Ici-bas, la douleur est le sel de la vie ».

L’argent , comme le recrutement d’élites, furent aussi parfois de gros soucis pour l’Opus Dei. En 1969 éclate un scandale, l’affaire Matesa, qui touche un ministre affilié à l’Opus Dei. Détournement de fonds et autres petites choses sont de l’histoire.

L’affaire est si grave que la presse publie la liste des membres de l'Opus dans le gouvernement : Sur 19 ministres, 7 sont de l’Opus Dei, et les autres sont des sympathisants. Franco se séparera de tout ce monde qu’il a bien utilisé (et qui l’ont bien utilisé aussi) à la mort de son premier ministre en…1973.

L’Opus Dei préfère le fascisme au communisme et malheureusement a fermé les yeux sur des horreurs qu’aucun homme de foi ne peut accepter.

La stricte observance d’un dogme, la volonté d’une rigidité de la foi, le désir de peser sur la politique et le monde, ne doit jamais perdre l’homme de foi qui se doit d’être à l’image de Dieu.

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"C’est un long chemin que prend l’initié pour aller vers la lumière et y lire sa vérité.
 Il ne peut passer le pont sans comprendre pourquoi il fut construit ; il ne peut vouloir sans s’abandonner en confiance aux forces invisibles.
Quand il faut reprendre en main son destin pour ne pas être de ceux qui marchent dans la rue sans savoir où ils vont, il est parfois utile de passer par un moment d’introspection.
Alors vient une voix qui n’est pas la nôtre, qui n’est pas notre folie.
Il faut se surprendre à dialoguer avec le divin comme nous le ferions avec un frère. Car c’est dans une relation d’amour qu’est transmise la grande élévation préparant au retour. Absolion ne peut se comprendre sans ce désir de Dieu." L’Esprit à Oune


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